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Si les ordinateurs récents intègrent un chipset sonore à même de couvrir les besoins d'une utilisation multimédia, on ne saurait faire de la MAO sérieusement sans s'équiper d'une interface audio digne de ce nom. Celle-ci pourra être interne (carte au format PCI à installer dans l'ordinateur), disposer d'un rack externe facilitant les connexions, ou encore être totalement externe, recourant alors aux normes USB, USB 2 ou FireWire pour communiquer avec le PC ou le Mac.

Par Psycom le 11/02/2002
Guide : les cartes son
E/S numériques
Vous avez une table de mixage numérique, ou bien des instruments qui possèdent une sortie numérique, vous pouvez alors opter pour une carte audio possédant des entrées de ce type. L'avantage principal de travailler en numérique est qu'il n'y a pas de détérioration du signal puisqu'il n'y a pas de conversion numérique-analogique puis analogique-numérique. Ainsi, vous oubliez tous les problèmes éventuels de parasites sur le trajet du câble ou de la fibre.

Le SPDIF coaxial ou optique permet le transport d'un signal deux canaux (ou un canal stéréo). La connectique est la plupart du temps une prise RCA (ou cinch) pour le SPDIF coaxial et un connecteur pour fibre optique dans le second cas. L'AES/EBU quand à lui est la version professionnelle du SPDIF : au lieu de la prise cinch, on trouve une prise XLR, plus robuste, plus immunisée contre les bruits.

Face à ce type de connectique "simple" (c'est à dire ne transportant qu'un signal stéréo), on trouve d'autres standards qui véhiculent 8 canaux simultanés. Le plus répandu est l'ADAT, car il transporte les 8 canaux (mono) via une petite fibre optique, ce qui permet un gain de place sur la carte et une immunité très grande au bruit électromagnétique. On peut également trouver des prises TDIF ou RBUS (également 8 canaux). Il s'agit en fait d'une "guerre" entre constructeurs qui veulent imposer leur standard de tranport multicanal : ADAT comme Alesis, TDIF comme Tascam, et RBUS comme Roland.

Un point important en numérique : la synchronisation. Chaque appareil (table de mixage numérique, carte audionumérique, synthé...) possède sa propre horloge interne et les 44,1 kHz d'un appareil peut différer légèrement d'un 44,1 d'un autre. Il en résulte que sans synchronisation, il y aura des erreurs de transfert des données. La solution ? Il y en a deux : la première, valable dans certains cas, est que si la carte son est bien conçue, son entrée numérique saura se caler sur le signal qu'elle reçoit. Le cas est simple avec deux appareils numériques. Cependant, imaginez que vous ayez deux instruments avec une sortie numérique, connectés tous deux à la carte son. Comment synchroniser l'ensemble ? La seule solution, dans ce cas, est que les deux instruments soient "esclaves" de la carte son, c'est à dire que leur horloge interne se synchronise sur celle de la carte son. Cependant, on l'a dit, c'est la carte son qui enregistre les deux instruments, donc dans cette configuration, ceux-ci ne reçoivent aucun signal numérique pour se synchroniser. La solution ? Le "Wordclock". Il s'agit d'une simple prise BNC qui véhicule un signal d'horloge. En branchant la sortie Wordclock de la carte son à l'entrée Wordclock des instruments (en supposant qu'ils disposent d'une telle entrée), ceux-ci se synchroniseront sur l'horloge de la carte son. Ouf ! Le tour est joué. La conclusion de cette petite anecdote est que, si vous cherchez avant tout à faire des transferts en numériques, songez sérieusement à une entrée / sortie Wordclock.